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SONY ALPHA 77 - Minolta 70-200 mm F2.8 APO G SSM - 135 mm - F/9 - 1/400" - ISO 100

SONY ALPHA 77 - Minolta 70-200 mm F2.8 APO G SSM - 200 mm - F/5.6 - 1/500" - ISO 100

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Ce billet est le premier d'une petite série consacrée, à la région Poitou-Charentes et plus particulièrement dans le triangle "Saintes, Rochefort et bien- sûr Cognac". En effet, durant ces 4 jours sur place, (merci encore à nos amis Saintongeois - Egyptiens ), nous avons visités la région autour du village de Pérignac, en plein coeur de l'appellation "Cognac". Vous découvrirez ainsi cette autre magnifique région de France au travers de mes quelques clichés.
1ère étape, la cité médiévale de Pons:
Un peu d'histoire:
Situé au cœur de la Saintonge romane, Pons était une étape importante pour les pèlerins en route vers Saint Jacques de Compostelle. Son hôpital, qui était alors en dehors de la cité, accueillait les pèlerins qui arrivaient après la fermeture des portes de la ville. La voûte de l’hospice date du XIIème siècle et elle est la seule de ce genre à subsister en Europe ! Cet ancien hôpital est d’ailleurs classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco !
Mais la ville fut aussi le domaine des puissants Sires de Pons. En témoignent aujourd’hui un vaste château et son imposant donjon.
Ce dernier, chef d’œuvre de l’architecture du Moyen Age est particulièrement bien conservé et offre au visiteur courageux, un superbe panorama sur la vallée de la Seugne.
Outre son patrimoine architectural impressionnant, le nom de Pons ( le S ne se prononce pas) est aussi associé à une gourmandise : les biscuits des "sires de Pons", produits ici de façon traditionnelle depuis le début du XXème siècle.
Les murailles à la tombée de la nuit.
Le donjon de Pons:
En Charente et en Charente-maritime, la terre et l'océan s'unissent pour offrir à la vigne un climat idéal. Le vignoble s'étend sur les coteaux calcaires de l'aire d'appellation d'origine controlée "Cognac" et "Pineau" où, depuis plus de 4 sciècles, les vignerons respectent la même tradition et le même savoir-faire dans l'élaboration de produits de grande qualité. Les paysages de plaines et de collines sont d'une grande douceur, s'étendant de part et d'autre du fleuve Charente. Ici les vignobles de Sainte Foy, hameau de la commune de Pérignac (17).
Couleurs automnales:
La terre plantée de cépage blancs donne naissance aux 6 crus de Cognac: La grande et la petite champagne, les Borderies, les Fins Bois, et les Bois Ordinaires. Chacun de ces crus a sa propre personalité. Ici à Sainte Foy, nous sommes en Petite Champagne, à la limte des 2 départements charentais.
Les détails de la fabrication du Cognac et du pineau seront précisés dans un autre post.
La ville de Cognac est située sur les rives de la Charente en aval d'Angoulême (44 km) et Jarnac (15 km), et en amont de Saintes (29 km). Les origines de la ville de Cognac ne sont pas entièrement connues. On trouve des traces des origines de Cognac dans le nom d'un lieu Conniacum (domaine de Connius) cité au Ier siècle qui était le domaine d'un chef gallo-romain ou logeaient sa famille et ses esclaves et que beaucoup pensent être l'origine de Cognac. Un peu plus tard, des traces attestent d'une présence sûre au faubourg Saint-Martin d'un petit village carolingien et mérovingien autour d'une fontaine votive qui sera transformée au IVe siècle en chapelle, probablement par l'évêque saint Martin lui-même. La nécropole proche de l'église Saint-Martin a été utilisée de VIIe siècle au XVIIIe siècle et a longtemps été la plus grande nécropole de la région. En 1031, ce sont les Bénédictins qui s'installent sur les hauteurs pour construire leur prieuré et une église (l'église Saint-Léger). Un petit bourg se forme alors autour du castrum et du prieuré. Vers 1200, la seigneurie de Cognac passe sous la domination de la maison d'Angleterre. C'est aussi à cette période que le château est reconstruit en pierre et qu'une première fortification cercle le bourg en devenir. Au XIVe siècle, Philippe le Bel rattache la seigneurie de Cognac à la couronne de France. Pendant la guerre de Cent Ans au gré des combats et des traités, elle changea souvent de suzerain. En 1494, naissance à Cognac du futur roi de France : François Ier, qui plus tard lui accorda le privilège de commerce du sel par la rivière, assurant un premier développement à la ville. En 1610, un certain Jacques Roux vend à Cognac une eau-de-vie qui est considérée comme l'ancêtre du cognac. Au début du XVIIIe siècle, la ville de Cognac entre doucement dans l'ère moderne : quelques familles anglaises s'installent à Cognac et dans sa région, pour y développer le commerce d'eaux-de-vie : Jean Martell (1720), Rémy-Martin (1724), Thomas Hine (1763) à Jarnac, Richard Hennessy (1765) à côté de familles locales comme Augier et Delamain à Jarnac.
Le pont St Jacques chevauchant la Charente.
Couleurs matinales
Le parvis de l'église St Léger.
Le couvent des Recollets.
Le point central de la ville; la place Francois 1er:
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Superbe carroussel:
Un peu d'histoire:
Rochefort était une partie de la ligne de défense de la côte d'Aunis et de Saintonge et de la vallée de la Charente. Le château de Rochefort, isolé dans la boucle de la Charente n'a apparemment pas joué d'autre rôle que celui de surveiller le fleuve. Le seigneur qui contrôlait tout l'accès à la rive nord de la Charente avait un pouvoir cependant limité par la présence des autres châteaux aux alentours.
À la fin du XIIIe siècle la famille de Rochefort s'éteint avec Gilbert de Rochefort. Sa tante, vend alors le domaine à Philippe le Bel, intéressé car le domaine se situe à ce moment là sur une frontière naturelle. Rochefort passera ensuite aux main d'Édouard III d'Angleterre en 1360 via le traité de Brétigny et ce jusqu'en 1372, où Charles V le reprend. Il le gardera en sa possession jusqu'en 1462, date à laquelle il passe ensuite aux mains des puissantes familles de Coétivy et de la Trémoille. En 1537, Rochefort repasse encore dans le domaine royal. Henri IV vend le 11 septembre 1599, la terre de Rochefort à un petit seigneur, Adrien de Lauzeré, 1er valet de chambre du roi. Le domaine restera en possession de sa famille jusqu'en 1665.
Aux alentours de 1660, la marine française, créée par Richelieu est en mauvais état, elle ne compte plus que quelques navires capables de prendre la mer. Louis XIV charge alors Colbert de Terron de trouver un lieu sur la côte Atlantique capable d'accueillir un arsenal qui devienne un lieu de « refuge, de défense et d'approvisionnement ». Après quelques années de recherches sur la côte, le lieu fut choisi en décembre 1665, ce serait Rochefort. Plusieurs raisons ont conduit au choix de ce site :
En 1666, sur ordre de Louis XIV les restes du château de Rochefort furent rasés, dans le but de créer un arsenal militaire pour abriter la flotte du Ponant. Le choix de Rochefort fut un compromis entre les propriétaires de deux villes préalablement choisies, Fouras et Tonnay-Charente ; Colbert de Terron sut convaincre le conseil du roi de choisir à mi-chemin entre ces deux villes, à Rochefort. L'Arsenal est donc construit, accueillant ateliers et magasins. Le bâtiment de la Corderie Royale est alors construit.
La Corderie Royale est l'un des bâtiments les plus importants de l'arsenal et ce fut l'un des premiers construits lors de la création de la ville en 1666. L'architecte de la corderie fut François Blondel qui lança les travaux en mars 1666. Envoyé aux Antilles, il ne put constater le résultat de ses plans.
Finalement, après plus de trois ans de travail, la construction s'acheva en juin 1669.
Pendant près de deux cents ans, le bâtiment long de plus de 370 mètres fut utilisé pour réaliser les cordages de la marine royale. La longueur du bâtiment central correspondait à la fabrication d'un cordage d'une encablure d'un seul tenant. L'aile principale est bornée par deux pavillons. Au nord, celui destiné au stockage du chanvre et au sud, celui destiné au goudronnage du cordage.
On utilisait à la Corderie du chanvre qui arrivait des provinces de France et de Rīga en mer Baltique afin de réaliser des cordages, dont les plus grand, une fois terminés mesuraient une encablure, soit 200 mètres de long. Toutes les étapes étaient prises en charge à l'arsenal, jusqu'au goudronnage pour éviter que les cordages ne pourrissent en mer.