republique tcheque
La basilique Saint Georges de Prague
La basilique Saint-Georges est l’un des plus anciens témoins de l’histoire du Château de Prague. Ses clochers de pierre nous ramènent à l’époque romane, lorsque s’élevait à l’emplacement de l’actuelle cathédrale Saint-Guy une imposante basilique consacrée à saint Spytihněv. La ville était alors dominée par des églises, des palais et des maisons de pierre blanche.
La fondation de l’église remonte au Xème siècle. La première basilique est édifiée à proximité du plus ancien monastère de sœurs bénédictines de Bohême. L’église actuelle date de travaux effectués après un incendie, au XIIème siècle. Une rénovation récente du monument, menée au XIXème siècle, a permis de mettre en évidence cet aspect roman de l’église : c’est à ce moment-là qu’on découvre les murs d’origine et qu’on retire de nombreux éléments et ornements datant de périodes ultérieures. Parmi ceux qui sont restés, l’un des plus importants est certainement le portail et son bas-relief représentant saint Georges et le dragon. Il s’agit en effet de l’un des tout premiers monuments Renaissance du Château de Prague et des Pays tchèques en général. La période baroque est bien représentée, avec la façade et la chapelle Saint-Jean-Népomucène, dont l’opulence forme un contraste presque provocateur avec l’austérité des clochers romans.
(Source:avantgarde-prague.fr)
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L'homme suspendu
Cette célèbre statue de Sigmund Freud suspendu à une main au-dessus du vide, a été réalisée par David Černý.
Lorsque cette statue a été mise en place, les gens pensaient qu'il s'agissait véritablement d'un homme qui tentait de se suicider et de nombreuses personnes avaient même averti la police. C'est effectivement l'une des œuvres les plus percutantes de la ville.
Depuis sa création, la statue a plusieurs fois changé de place : elle fut accrochée aux murs du musée d'art moderne de Stockholm (Moderna museet) ou encore au Royal National Théâtre de Londres.
(Source:travel.sygic.com)
La cathédrale Saint Guy
Siège de l’archevêché de Prague, la cathédrale Saint-Guy est le plus important bâtiment gothique de la ville, situé au milieu du complexe du Château. Construit sur plusieurs siècles, elle renferme de nombreux trésors artistiques, des joyaux de la couronne aux mausolées des plus grandes personnalités du royaume, de sa mosaïque vénitienne aux vitraux Art Nouveau signés Alfons Mucha.
Ce bâtiment est le fruit d’une construction de plus de cinq siècles, sur un site où s’élevait déjà auparavant une rotonde en pierre (Xème siècle), puis une église romane. On y trouve dès le Moyen-Âge les sépultures de Saint-Venceslas et Saint-Adalbert, patrons de la Bohême. C’est l’empereur Charles IV qui initie au XIVème siècle le chantier d’une immense cathédrale gothique pour l’archevêché tout nouvellement créé, qui doit par son faste et sa beauté refléter le rang de Prague, alors capitale d’Empire.
Il fait d’abord appel à un architecte français, Matthieu d’Arras, dont les réalisations visibles dans le chœur rappellent les grandes cathédrales françaises. Il est à sa mort remplacé par Petr Parléř qui achève le chœur par une voûte très inventive, aux nervures entrelacées qui forment un espace unifié organiquement et très dynamique.
En raison des guerres hussites, les travaux sont interrompus pendant une longue période ; au cours des siècles suivants, on ajoute à la tour une élégante galerie Renaissance et un dôme à l’époque baroque. La cathédrale sera achevée seulement au début du XXème siècle par Josef Mocker (achèvement de la nef, façade Ouest encadrée de deux tours).
Outre la beauté de son architecture, la cathédrale Saint-Guy de Prague renferme des richesses artistiques et d’intérêt historique majeur. À l’extérieur, à l’entrée Sud, on découvre une magnifique mosaïque vénitienne sur fond d’or. Cette « porte d’or » vous conduit directement à la chapelle Saint-Venceslas, somptueusement ornée de pierres précieuses, de stucs dorés et de fresques : c’est là que se trouve la tombe de Saint-Venceslas, grand Saint patron du royaume de Bohême. Derrière la porte à l’arrière sont conservés les précieux joyaux de la couronne, très rarement montrés au public.
D’autres tombes tout aussi prestigieuses se trouvent dans les chapelles du chœur : comme à Saint-Denis en France, la cathédrale Saint-Guy sert en effet de lieu de mausolée principal pour la dynastie régnante. De nombreux membres de la famille Přemyslide sont ainsi enterrés sous des pierres tombales gothiques sculptées par Petr Parléř.
Plus récent et particulièrement impressionnant, un immense tombeau baroque ostentatoire en argent massif renferme la dépouille d’un autre Saint patron de Bohême, Saint Jean-Népomucène.
(Source: avantgarde-prague.fr)
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