A la découverte de la baleine bleue...
Surprise du réveil : la neige !
Le paysage du Bockfjord est blanc, couvert d’une couche de neige tombée ces derniers jours.
Voilà un signe de l’automne qui commence tôt ici au Spitzberg.
Devant nous, un volcan.
Nous sommes dans l’une des rares zones volcaniques de l’archipel et c’est là que nous avons prévu de dérouler nos activités.
Le programme initial consistait en une exploration de la vallée pour une randonnée de quatorze kilomètres pour les uns, en une ascension du volcan pour les autres et en une moyenne et une petite marche.
Hélas, les nuages qui s’accrochent aux reliefs et la neige compromettent les prévisions.
Changement de programme, ce n’est pas un problème, nous sommes en pleine croisière expédition, et la flexibilité reste le maître mot !
Nous prévoyons alors de débarquer aux sources chaudes présentes ici et qui sont les derniers restes de cette activité volcanique.
L’équipe de guides part la première pour sécuriser la zone.
La radio grésille.
C’est Nathanaël : il vient de trouver un ours endormi à un kilomètre de la zone de débarquement.
Débarquement annulé, mais on s’adapte !
Le bateau va se placer devant l’ours afin que tout le monde profite de l’observation.
L’ours est là, endormi dans les rochers, nous jette un coup d’œil et se rendort.
(Texte issu de notre carnet de voyage fourni en fin de croisière)
(Photo Alain)
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Nous prenons alors la route du Liefdefjord, le fjord de l’amour, à l’entrée duquel se trouvent les îles Måkeøyane.
Cette fois-ci, c’est bon, la croisière zodiac est lancée.
Nous commençons le tour de l’île principale. Beaucoup d’oiseaux sont présents.
Une grande colonie de Sternes arctiques est très active, une dizaine de Plongeons catmarins tournent et crient dans le ciel, un jeune Phalarope à bec large très coopératif se laisse observer.
Et soudain, à quelques kilomètres au nord, un souffle de baleine.
Il est immense, sûrement un Rorqual commun ou bleu.
On décide de tenter notre chance et de nous rapprocher.
Sur le chemin, un Phoque barbu curieux de nous se laisse observer de près tandis qu’il nage.
Puis les souffles sont là, immenses.
Le dos sort, lentement, marbré, bleuté, un tout petit aileron dorsal à l’arrière du corps : Baleine bleue !
Pendant une demi-heure nous avons la chance exceptionnelle d’observer cette baleine, l’animal le plus gros de la planète depuis nos zodiacs !
Toute cette suite d’imprévus, de contretemps, et de réajustements a fini par nous mener à ces instants magiques.
On touche là à toute la beauté des croisières expéditions.
(Texte issu de notre carnet de voyage fourni en fin de croisière)
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Le sterne arctique,
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Un joli Hyppocampe de glace,
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Le phoque barbu,
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Le plus gros animal de notre planète, la baleine bleue, ![]()
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Fin de journée sur Alkefjellet
Nous quittons Alkefjellet en passant par un glacier, des couches rocheuses impressionnantes et la neige rose.
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La fin de journée est consacrée à différentes causeries.
Adrien nous présente une conférence sur la face cachée de l’Arctique : la pollution.
En effet cette zone qui semble pure et vierge des méfaits de l’humanité reçoit une quantité incroyable de polluants en provenance d’Europe de l’Ouest et d’Amérique du nord via le Gulf Stream et la dérive nord-atlantique.
Alexandre revient sur notre observation de baleines, notamment les baleines franches, et nous présente l’épopée des baleiniers du 17e siècle.
Manon et Anaïd complètent le récap de la journée en nous parlant de ces fameux guillemots de Brünnich.
Une nouvelle journée intense en émotions se termine, il neige, les pics du nord du Spitzberg se couvrent de blanc.
Demain, nous serons dans le Bockfjord.
(Texte issu de notre carnet de voyage fourni en fin de croisière)
Les renards d'Alkefjellet
Nous finissons justement notre sortie avec la rencontre de 5 renards polaires qui maraudent près de la plage.
Deux d’entre eux sont très curieux et nous offrent de magnifiques observations.
Alkefjellet est définitivement un spectacle de la nature, d’autant plus lorsque l’on sait que deux ours en sieste se trouvent au sommet de la falaise.
Nos guides les ont repérés aux jumelles au début de la sortie.
(Texte issu de notre carnet de voyage fourni en fin de croisière)
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Pas facile depuis le zodiak...
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(Photo Nathanël)
Les guillemots de Brünnich d'Alkefjellet
Après un passage par le navire pour se réchauffer et se restaurer, nous sortons de nouveau les zodiacs pour un des sites les plus mémorables du Spitzberg : Alkefjellet.
Cette falaise de dolérite aux teintes sombres abrite une colonie de 60 000 couples de guillemots de Brünnich.
Cet alcidé, à l’instar de la quasi-totalité des oiseaux que l’on rencontre durant l’expédition, migre au Spitzberg pour se reproduire et nicher.
Le reste de l’année, il vit en haute mer dans l’Atlantique nord.
La croisière zodiac commence par le sud du site.
Le panorama est saisissant.
Une falaise de 100 mètres de haut, couverte par le glacier d’Odin, la couverture nuageuse amène une ambiance particulière, quasi religieuse.
L’érosion a taillé la roche, le haut de la falaise est dominé par de véritables flèches rappelant les cathédrales gothiques de nos villes.
Les oiseaux sont partout, des escadres parcourent les airs, des palanquées remontent à la surface après leur pêche... ces très bons nageurs sont beaucoup moins à l’aise dans les airs et certains passent même tout près de nos embarcations.
La mi-août correspond également au départ des poussins.
Leurs pères se mettent à l’eau et les encouragent à sauter pour les rejoindre.
Une épreuve bien difficile pour ces juvéniles dont une partie ne sortira pas victorieux.
Certains finissant dans le bec des Goëland bourgmestres qui surveillent depuis les hauteurs ou bien dans la gueule des renards qui attendent ceux qui perdent du temps à terre avant de rejoindre l’eau.
(Texte issu de notre carnet de voyage fourni en fin de croisière)
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Décollage,
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Sauve qui peut...
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Les goélands bourgmestres,
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Le festin,
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A l'abordage,
(Photo Nathanäel)














































